Celle qui fuit et celle qui reste, Elena Ferrante


Celle qui fuit et celle qui reste, Elena Ferrante

Ah Elena Elena Elena ! Merci pour cette saga qu’on retrouve chaque fois avec bonheur et qu’on quitte dans l’attente du prochain tome. C’est un peu comme un feuilleton à l’ancienne, un peu comme les histoires d’Alexandre Dumas, toutes proportions gardées bien entendu : l’écriture est plus moderne, les sujets plus contemporains, et c’est beaucoup plus développé sur le plan des personnages mais dans l’esprit, c’est pareil : on veut la suiiiiiiite !

C’est vrai quoi, y’a pas de mal à se faire du bien et ça c’est une vérité : lire les Amies prodigieuses, ça fait du bien. Enfin à moi et - soyons honnête - à beaucoup de monde en réalité vu le succès de la saga. Encore l’esprit feuilleton j’ai envie de dire, mais attention, je ne critique pas : ce n’est pas parce qu’une oeuvre a été conçue dans les goûts du public qu’elle est forcément mauvaise (ouais pas forcément). 
Donc cette lecture me fait du bien pour plusieurs raisons : d’abord parce que ça me change des livres déprimants que je fréquente actuellement, puis, parce que ça me vide la tête, c’est bien écrit, fluide, facile à lire et sans temps morts, parce que ça me fait voyager (en Italie qui plus est) et - dernière raison mais non la moindre - parce que j’ai envie de savoir la suiiiiite !

Ce que l’on apprend dans ce tome c’est que quoi que l’on décide de faire - fuir ou rester - on est toujours rattrapé par la galère de la vie. On ne peut jamais fuir tout à fait son passé et on ne peut pas rester indéfiniment la même personne même si l’on ne bouge pas géographique parlant. Les choix et les motivations appartiennent à chacun mais consciemment ou non on est bien souvent ramené en arrière même si l’on a choisi de fuir et, d'un autre côté, il est fort possible que même en décidant de rester on ne puisse pas empêcher qu’une partie de soi prenne la fuite... Vous me suivez ? WahoOo c’est complexe, j’ai un nœud au cerveau aujourd’hui veuillez m’excuser, je suis rentrée tard hier soir...

Au final, j’ai un peu moins apprécié ce tome que les deux précédents et je sais pourquoi : à cause de tous ces éléments de contexte politico-social qui envahissent (un peu trop) les pages, désolée mais en ce moment je n’ai pas envie de lire ça, pas ici, non, ce que je cherche dans cette saga c’est simplement à retrouver Lenù, Lila et basta !
D’un autre côté, c’est normal, les deux amies sont à présent en plein dans l’âge adulte, l’âge où nos rêves se confrontent à la réalité (et la plupart du temps s’y fracassent les dents), l’âge où il faut faire des concessions ou prendre des décisions difficiles, bref, c’est de moins en moins léger et il y a de moins en moins d’espoir. Voilà c’est un tout petit minuscule bémol, une simple histoire de dosage et, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, j’ai beaucoup apprécié cette lecture. Du coup, une fois encore, je me retrouve à devoir attendre… la suiiiite !

Une p'tite phrase au hasard : 

Chacun raconte sa vie comme ça l'arrange." 

Quatrième de couverture : Après L’amie prodigieuse et Le nouveau nom, Celle qui fuit et celle qui reste est la suite de la formidable saga dans laquelle Elena Ferrante raconte cinquante ans d’histoire italienne et d’amitié entre ses deux héroïnes, Elena et Lila. Pour Elena, comme pour l’Italie, une période de grands bouleversements s’ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent, et Elena, diplômée de l’École normale de Pise et entourée d’universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d’amour et de haine, telles deux sœurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix. Celle qui fuit et celle qui reste n’a rien à envier à ses deux prédécesseurs. À la dimension historique et intime s’ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l’Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité.

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