Je me suis tue, Mathieu Ménégaux

Je me suis tue, Mathieu Ménégaux


Elle s’est tue. Et moi je vais être brève. J’ai un souvenir très moyen de ce livre, premièrement parce que j’en ai lu trois autres derrière avant d’écrire ce billet, et deuxièmement parce que je l’ai trouvé plus que moyen dès les premières pages. Pour tout dire, j’ai même hésité à poursuivre ma lecture (à la fin de la deuxième page) mais comme il s’agit d’un mini format je me suis lancée quand même. A la base, l’idée est bonne, le sujet intéressant, c’est pour ça que j’ai voulu lui laisser sa chance.

Mais alors ce qui ne va pas (du tout du tout du tout) c’est cet agaçant parti pris “film chanté” genre On connaît la chanson, c’est tout bonnement insupportable. Et puis comment dire ? Quand Mathieu Ménégaux aime, il ne compte pas, c’est le moins qu’on puisse dire. Il n’hésite pas à coller des références musicales sur plusieurs pages d’affilé, voire plusieurs sur la même page. Et vous savez quoi ? J’ai HOR-REUR de ça, ♫ Horreur Malheur ! Aaah oui je suis Belzébuth - Horreur - Je suis un bouc je suis en rut - Horreur Malheur - Oui, oui, oui, je vis dans l'ordure - Horreur - Je pue la sueur et la luxure ♫     - Voilà, ça fait un peu comme ça vous voyez, un mot et hop, une chanson. Je ne comprends pas ce que ça peut apporter à l’histoire ou à l’écriture, bien au contraire, c’est comme un lambris sur un plafond, ça fait cache-misère. Ben voilà, ça, c’est dit.

Et ce n’est pas tout, j’ai une autre réclamation à formuler : si à la radio Les Français parlent aux Français, dans ce bouquin les Parisiens parlent aux Parisiens. Merde c’est vrai quoi, y’en a marre à la fin, faut ouvrir ses chakras, y’a une vie au-delà du XVIe ! Enfourche ton Vélib et ♫ Pars, surtout ne te retourne pas, pars...♫  Eh oui, va découvrir le vaste monde mec !

Et maintenant, je vais me taire moi aussi, ♫ Adiós muchachos ^^


Quatrième de couverture : Du fond de sa cellule de la maison d'arrêt des femmes à Fresnes, Claire nous livre l’enchaînement des faits qui l’ont conduite en prison : l’histoire d’une femme victime d’un crime odieux. Elle a choisi de porter seule ce fardeau. Les conséquences de cette décision vont se révéler dramatiques. Enfermée dans sa solitude, Claire va commettre l’irréparable. Le mutisme sera sa seule ligne de défense, et personne, ni son mari, ni ses proches, ni la justice ne saisira ses motivations.Cette tragédie moderne est servie par une narration fluide et efficace.

Commentaires

  1. Pas lu celui ci mais lu son dernier "un fils parfait" dont la critique est très élogieuse. L'écriture et le style ne sont pas mauvais mais j'ai été trop dérangée par le plaisir evident que prend l'auteur à rajouter des surcouches dans l'horreur du viol et de l'inceste. Je trouve ça vraiment malsain de provoquer des émotions et une intrigue par ce biais là.

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